Tuesday, December 31, 2013

Literatura e diplomacia: citação para o fim do ano


"Je me suis toujours faufilé entre les écrivains qui me prenaient pour un diplomate et les diplomates qui me prenaient pour un écrivain"

(Paul Morand, numa confidência feita em 1955 à nossa conhecida jornalista Christine Garnier)

Monday, December 30, 2013

A todos os meus amigos e a todos os leitores deste blog


De "A Misericórdia dos Mercados" (lançamento dia 22 de fevereiro na Póvoa de Varzim)



A MISERICÓRDIA DOS MERCADOS


 Nós vivemos da misericórdia dos mercados.
 Não fazemos falta.
 O capital regula-se a si próprio e as leis
 são meras consequências lógicas dessa regulação,
 tão sublime que alguns vêem nela o dedo de Deus.
 Enganam-se.
 Os mercados são simultaneamente o criador e a própria criação.
 Nós é que não fazemos falta.


Enquanto não nos exterminam

OS VELHOS 

Em suma: somos os velhos, 
Cheios de cuspo e conselhos, 
Velhos que ninguém atura 
A não ser a literature. 

E outros velhos. (Os novos 
Afirmam-se por maus modos 
Com os velhos). Senectude 
É tempo não é virtude… 

Decorativos? Talvez… 
Mas por dentro “era uma vez…” 



Velhas atrozes, saídas 
De tugúrios impossíveis, 
Disparam, raivoso, o dente 
Contra tudo e toda a gente. 

Velhinhas de gargantilha 
Visitam o neto, a filha, 
E levam bombons de creme 
Ou palitos “de la reine”. 

A ler p’lo sistema Braille 
— Ó meus senhores escutai! — 
Um velho tira dos dedos 
Profecias e enredos. 

Outros mijam, fazem esgares, 
Têm “poses” e vagares 
Bem merecidos. Nos jardins, 
Descansam, depois, os rins. 

Aqueloutros (os coitados!) 
Imaginam-se poupados 
Pelo tempo, e às escondidas 
Partem p’ra novas surtidas… 

Muito digno, o reformado 
Perora, e é respeitado 
Na leitaria: “A mulher 
É em casa que se quer!” 

Velhotes com mais olhinhos 
Que tu, fazem recadinhos, 
Pedem tabaco ao primeiro 
E mostram pouco dinheiro… 

E os que juntam capicuas 
E fotos de mulheres nuas? 
E os tontinhos, os gaiteiros, 
Que usam cravo e põem cheiros? 

(Velhos a arrastar a asa 
Pago bem e vou a casa.) 

E a velha que se desleixa 
E morre sem uma queixa? 
E os que armam aos pardais 
Nessas hortas e quintais? 

(Quem acerta co’os botões 
Deste velho? Venha a cidade 
Ajudá-lo a abotoar 
Que não faz nada de mais!) 

Velhos, ó meus queridos velhos, 
Saltem-me para os joelhos: 
Vamos brincar? 

Alexandre O’Neill 

Friday, December 27, 2013

Excerto de um poema de Luiza Neto Jorge, para depois do Natal



Meu pai gritava: comeu-se demais na terra.

Assim meus irmãos eram gigantes. Só um porém
persistiu no eixo   só ele beijou   só ele lutou
no circo   ele só, morreu.

Mas minha mãe (parindo): precisas de comer o mais
que possas   e ele com o cérebro a arder comia
devagar
que não seria nunca o filho pródigo, sua mãe
desajustada sobre o trono,
que não seria Édipo oh!
nem um herói nuclear
à míngua.

Crescia a família e meu pai nisto:
"comeu-se demais na terra. Outra imensa mesa
contornei
para saborear coisas diferentes
destes frutos de fórmica pela manhã".

De nós só um morria   tomando palavras
como comprimidos para a morte.

Só um morria gritando: frutos havia, ó amada!

(…)

De Dezanove Recantos, 1969

Wednesday, December 25, 2013

Recordo, humildemente, o meu poema de Natal

Como tem sido marca do seu pontificado, Francisco lembrou "os últimos e os excluídos” e vincou que foram estes os primeiros que entenderam o alcance para a Humanidade do nascimento de Jesus, considerado o filho de Deus pelos cristãos. "Os pastores foram os primeiros que receberam o anúncio do nascimento de Jesus. Foram os primeiros porque estavam entre os últimos, os marginalizados", disse o Papa

(PÚBLICO online)

Tuesday, December 24, 2013

Sunday, December 22, 2013

Literatura e diplomacia: Retrato de um velho diplomata, por Proust

Le hasard fit que l'endroit où j'étais, debout, en train d'examiner les vestiges d'une fresque, se trouvait, le long des belles parois de marbre, exactement derrière la table où venait de s'asseoir Mme de Villeparisis.
« Alors M. de Villeparisis ne va pas tarder à descendre. Depuis un mois qu'ils sont ici ils n'ont mangé qu'une fois l'un sans l'autre », dit le garçon.
Je me demandais quel était celui de ses parents avec lequel elle voyageait et qu'on appelait M. de Villeparisis, quand je vis, au bout de quelques instants, s'avancer vers la table et s'asseoir à côté d'elle son vieil amant, M. de Norpois.
Son grand âge avait affaibli la sonorité de sa voix, mais donné en revanche à son langage, jadis si plein de réserve, une véritable intempérance. Peut-être fallait-il en chercher la cause dans des ambitions qu'il sentait ne plus avoir grand temps pour réaliser et qui le remplissaient d'autant plus de véhémence et de fougue ; peut-être dans le fait que, laissé à l'écart d'une politique où il brûlait de rentrer, il croyait, dans la naïveté de son désir, faire mettre à la retraite, par les sanglantes critiques qu'il dirigeait contre eux, ceux qu'il se faisait fort de remplacer. Ainsi voit-on des politiciens assurés que le cabinet dont ils ne font pas partie n'en a pas pour trois jours. Il serait, d'ailleurs, exagéré de croire que M. de Norpois avait perdu entièrement les traditions du langage diplomatique. Dès qu'il était question de « grandes affaires » il se retrouvait, on va le voir, l'homme que nous avons connu, mais le reste du temps il s'épanchait sur l'un et sur l'autre avec cette violence sénile de certains octogénaires qui les jette sur des femmes à qui ils ne peuvent plus faire grand mal.
Mme de Villeparisis garda, pendant quelques minutes, le silence d'une vieille femme à qui la fatigue de la vieillesse a rendu difficile de remonter du ressouvenir du passé au présent. Puis, dans ces questions toutes pratiques où s'empreint le prolongement d'un mutuel amour :
– Êtes-vous passé chez Salviati ?
– Oui.
– Enverront-ils demain ?
– J'ai rapporté moi-même la coupe. Je vous la montrerai après le dîner. Voyons le menu.
– Avez-vous donné l'ordre de bourse pour mes Suez ?
– Non, l'attention de la Bourse est retenue en ce moment par les valeurs de pétrole. Mais il n'y a pas lieu de se presser étant donné les excellentes dispositions du marché. Voilà le menu. Il y a comme entrée des rougets. Voulez-vous que nous en prenions ?
– Moi, oui, mais vous, cela vous est défendu. Demandez à la place du risotto. Mais ils ne savent pas le faire.
– Cela ne fait rien. Garçon, apportez-nous d'abord des rougets pour Madame et un risotto pour moi.
Un nouveau et long silence.
« Tenez, je vous apporte des journaux, le Corriere della Sera, la Gazzetta del Popolo, etc. Est-ce que vous savez qu'il est fortement question d'un mouvement diplomatique dont le premier bouc émissaire serait Paléologue, notoirement insuffisant en Serbie ? Il serait peut-être remplacé par Lozé et il y aurait à pourvoir au poste de Constantinople. Mais, s'empressa d'ajouter avec âcreté M. de Norpois, pour une ambassade d'une telle envergure et où il est de toute évidence que la Grande-Bretagne devra toujours, quoi qu'il arrive, avoir la première place à la table des délibérations, il serait prudent de s'adresser à des hommes d'expérience mieux outillés pour résister aux embûches des ennemis de notre alliée britannique que des diplomates de la jeune école qui donneraient tête baissée dans le panneau. » La volubilité irritée avec laquelle M. de Norpois prononça ces dernières paroles venait surtout de ce que les journaux, au lieu de prononcer son nom comme il leur avait recommandé de le faire, donnaient comme « grand favori » un jeune ministre des Affaires étrangères. « Dieu sait si les hommes d'âge sont éloignés de se mettre, à la suite de je ne sais quelles manœuvres tortueuses, aux lieu et place de plus ou moins incapables recrues ! J'en ai beaucoup connu de tous ces prétendus diplomates de la méthode empirique, qui mettaient tout leur espoir dans un ballon d'essai que je ne tardais pas à dégonfler. Il est hors de doute, si le gouvernement a le manque de sagesse de remettre les rênes de l'État en des mains turbulentes, qu'à l'appel du devoir un conscrit répondra toujours : présent. Mais qui sait (et M. de Norpois avait l'air de très bien savoir de qui il parlait) s'il n'en serait pas de même le jour où l'on irait chercher quelque vétéran plein de savoir et d'adresse ? À mon sens, chacun peut avoir sa manière de voir, le poste de Constantinople ne devrait être accepté qu'après un règlement de nos difficultés pendantes avec l'Allemagne. Nous ne devons rien à personne, et il est inadmissible que tous les six mois on vienne nous réclamer, par des manœuvres dolosives et à notre corps défendant, je ne sais quel quitus, toujours mis en avant par une presse de sportulaires. Il faut que cela finisse, et naturellement un homme de haute valeur et qui a fait ses preuves, un homme qui aurait, si je puis dire, l'oreille de l'empereur, jouirait de plus d'autorité que quiconque pour mettre le point final au conflit. »

PROUST, Albertine disparue

Saturday, December 21, 2013

Poema de Natal para os meus amigos


NOSSA SENHORA DE ROCAMADOUR

Nós peregrinos caminhamos para ti desde todas as derrotas,
filhos espúrios da História, enjeitados de todos os triunfos,
chegamos a ti com o olhar turvo e a pisada amarga
e não somos bonitos de ver:  caminhamos sobre toda a miséria
que o mundo amassou.

Somos muitos séculos e muitas dores,
chegamos a ti com as feridas abertas
e o coração endurecido. Mas viémos.
Que tu nos recebas é o que nos espanta,
que tu nos esperes é o que nos maravilha,
aqui estamos.

Senhora do lado escuro do tempo,
Virgem Negra da grande Dor,
um anjo não estará ao teu lado quando nos vires chegar,
nenhuma gota de água nos virá benzer
e a música continuará calada à beira do teu rosto
que  não sorri.

Nós peregrinos para ti caminhamos
e assim será sobre todas as coisas

e todos os tempos.

(de A Misericórdia dos Mercados, a publicar pela Assírio e Alvim)

Aos nossos críticos literários, um Feliz Natal

OUVIR ESTRELAS
"Ora (direis) ouvir estrelas! Certo
Perdeste o senso!" E eu vos direi, no entanto,
Que, para ouvi-las, muita vez desperto
E abro as janelas, pálido de espanto...
E conversamos toda a noite, enquanto
A via-láctea, como um pálio aberto,
Cintila. E, ao vir do sol, saudoso e em pranto,
Inda as procuro pelo céu deserto.
Direis agora: "Tresloucado amigo!
Que conversas com elas? Que sentido
Tem o que dizem, quando estão contigo?"
E eu vos direi: "Amai para entendê-las!
Pois só quem ama pode ter ouvido
Capaz de ouvir e de entender estrelas."
(Poesias, Via-Láctea, 1888.)
 Olavo Bilac (1865 - 1918)

Friday, December 20, 2013

O bom e o mau juiz


O Bom e o Mau Juiz, fresco nos antigos Paços da Audiência, em Monsaraz

Monday, December 16, 2013

A décima avaliação

(na catedral de Estrasburgo)

Friday, December 13, 2013

Opaca


Edvard Munch



Diz-me devagar uma palavra
que torne em música todas as paisagens,
que se ponha bem à frente dos sentidos
e roube toda a beleza aos horizontes.

Depois, pobre e escura e desdenhosa,
volta-te de frente para nós:
é verdade, não merecemos a poesia.
Mas a vida, não a deixámos para ti.

Thursday, December 12, 2013

Precisamos do banqueiro anarquista


Le problème n’est pas de se situer à un endroit particulier mais surtout de se rendre audible et compréhensible. Toute la difficulté est d’expliquer des choses relativement complexes de manière à être entendu, parce qu’il est évidemment beaucoup plus simple, devant la complexité, de réduire l’explication à quelque chose d’extrêmement simpliste et d’évoquer une conspiration, un complot fomenté par tel ou tel groupe responsable, les Juifs, les francs-maçons ou que sais-je encore. Ces arguments-là tiennent en trois mots et sont infiniment plus faciles à présenter que de tenter une explication détaillée qui prend du temps, qui nécessite de remonter le courant, d’étape en étape, jusqu’à rendre les arguments plus compréhensibles. Cela prend du temps. Dans mes livres, j’essaie de donner les explications les plus simples possibles sur des phénomènes assez compliqués en finance. Si je veux expliquer pourquoi un CDO synthétique est une escroquerie, je dois d’abord expliquer ce qu’est un CDO (Collateralized-Debt Obligation), ce qui nécessite d’expliquer ce qu’est un ABS (Asset–Backed Securities) sur lequel portera le CDO, il faut également expliquer ce qu’on entend par « synthétique », et il n’y a pas moyen de faire ça en moins de trois ou quatre pages. C’est le problème. Par exemple, l’une des plus grandes escroqueries de la banque Goldman Sachs consistait en un CDO synthétique, mais cela ne s’explique pas en accusant les Juifs, les francs-maçons, le Bilderberg ou en mobilisant les Protocoles des Sages de Sion.
Le problème, c’est que pour faire accepter une explication en termes de structures plutôt qu’en termes de groupes ethniques, il faut absolument faire baisser le niveau d’émotion. Parce que si le raisonnement est soutenu en arrière-plan par l’émotion, cela devient difficile. Une neutralisation de l’affect est nécessaire pour pouvoir expliquer et comprendre une explication en termes de CDO synthétique ; il faut donc pouvoir calmer une certaine rage spontanée, accepter de s’asseoir et d’écouter une explication qui va prendre un certain temps. Cela ne relève pas de l’intuition ou du « c’est évident que », au contraire, l’analyse est indispensable. Le problème que l’on rencontre le plus fréquemment avec un blog comme le mien, c’est qu’on est en permanence en concurrence avec des explications simplistes. Et, tragiquement, on peut observer des discours d’extrême-droite qui sont en train d’envahir l’extrême-gauche qui les reprend souvent de façon non critique, dans un processus de surenchère. C’est évidemment tentant, d’autant plus quand vous avez, par exemple en France, le Parti de Gauche et le Front National qui se trouvent en concurrence sur le même électorat. C’est bien entendu plus difficile pour le Parti de Gauche de venir auprès du public avec des explications compliquées sur la situation économique que pour le Front National qui mobilisera ses discours simplistes habituels, c’est-à-dire un amalgame total par lequel aucune explication ne sera possible puisqu’on fait l’économie justement de la moindre explication.
Un autre problème, c’est que les gens qui s’opposent au système tel qu’il est auraient besoin d’avoir une expérience de banquier. Mais vous trouverez difficilement un banquier qui s’opposera au système. Toute la difficulté est donc d’acquérir une expertise de la banque et de la finance et de l’utiliser pour proposer autre chose. Or ce savoir-là n’est pas accessible facilement. Malheureusement, les partis socialistes européens, le Parti de Gauche en France, le parti Nouvelle Donne qui remplace en France le mouvement Roosevelt 2012, semblent inconscients du fait qu’ils ne maîtrisent pas le savoir financier alors qu’une telle connaissance leur est en réalité indispensable. Ils ignorent comment cela fonctionne dans une banque et, du coup, proposent des mesures qui, de mon point de vue, ne prennent pas les questions suffisamment en amont, et seraient du coup sans effet au cas même où elles seraient adoptées.  
PAUL JORION     

Wednesday, December 11, 2013

Homenagem a Nadir Afonso (1920-2013)


Na quadra natalícia

É em vão? Talvez o seja.
Estarão fora de moda:
versos em que me reveja,
como saudade da prosa*...

Não sei porque vou teimar
na redondilha maior,
quando o verso vai saltar
dentro de um computador

e partir ao vosso encontro
na rede da internet,
como anacrónico monstro
que não cabe onde se mete!

É em vão? É, certamente.
Mas ele há vícios piores!
Seja pois como um presente
para os meus trinta leitores...

*cf. Manuel António Pina, Poesia, saudade da prosa






Tuesday, December 10, 2013

Máscaras


Fernando Pessoa

VIII - How many masks wear we, and undermasks,

VIII

How many masks wear we, and undermasks,
Upon our countenance of soul, and when,
If for self-sport the soul itself unmasks,
Knows it the last mask off and the face plain?
The true mask feels no inside to the mask
But looks out of the mask by co-masked eyes.
Whatever consciousness begins the task
The task's accepted use to sleepness ties.
Like a child frighted by its mirrored faces,
Our souls, that children are, being thought-losing,
Foist otherness upon their seen grimaces
And get a whole world on their forgot causing;
And, when a thought would unmask our soul's masking,
Itself goes not unmasked to the unmasking.

A noite em Veneza



É uma praça? Um encontro?
Uma história prometida?
O que em mim mesmo defronto
estará por trás da vida?

Foi um concerto barroco?
Uma ascensão sem descida?
O deambular foi pouco
para aprender a saída,

a respirar entre margens
até ao Grande Canal,
a recuperar imagens
da ganga sentimental:

isso aprendi a fazer.
Veneza, mestre de máscaras,
ensina-me a pertencer!

Tramonto a Venezia




Já não é longe nem perto:
faz-se noite devagar.
O espaço mais aberto
fecha-se neste lugar,

feito bichinho de conta,
capa de livro banal,
lugar comum que remonta
à frieza de um postal.

Mas o que tudo nos diz
é que aqui nasce a beleza,
indiferente a ser feliz,
também imune à tristeza. 

Sunday, December 8, 2013

Quando si pensava in grande




Numa livraria de Veneza encontro o livro, acabado de sair, de Rossana Rossanda, a escritora teórica e militante do "Manifesto", que visitou e escreveu apaixonadamente sobre Portugal, nos anos da Revolução. Leio a entrevista que fez a Ernesto Melo Antunes, num momento muito especial daquele processo, depois da aprovação do Plano Económico chamado "Plano Melo Antunes" e antes do 11 de Março, que liquidou para sempre esse mesmo Plano Económico.

A entrevista aponta contradições evidentes na nossa Revolução, enquanto assinala aporias da esquerda, que continuaram o seu curso por estes quarenta anos fora, confirma o reformismo genuíno de Melo Antunes e contém algumas considerações sobre as falácias do crescimento economico, que hoje nos soam arrepiantemente actuais.

Nao sei se este livro se poderia maldosamente chamar, invocando Ravel, "Pavana por uma esquerda defunta", mas o título que lhe deu Rossana Rossanda é magnífico: "Quando si pensava in grande".

Saturday, December 7, 2013

Veneza






Veneza é fora da vida
e a vida entra dentro dela:
as coisas do dia a dia
não a fazem menos bela.

Mudar de casa, limpar,
tudo é diferente aqui.
Ponho-me a imaginar
como morei e vivi

mesmo à beira de um canal
que nao vem em nenhum mapa,
ocupando-me bem mal
de algo a que não se escapa,

que é viver tão normalmente
no interior da beleza,
que se finge de repente
uma sublime surpresa,

máscara de Pulcinella
a cobrir nossos andrajos
ou a poesia mais bela
a fugir pelos atalhos

de estar aqui em Veneza
para aprender que a vida
vem subverter a beleza
sem nos dar qualquer saída.








Thursday, December 5, 2013

O que é a Comissão de Veneza?


A convite da Comissão de Veneza, assisto amanhã à sua quarta e última reunião plenária deste ano.
A Comissão Europeia para a Democracia através do Direito, mais conhecida pelo nome de Comissão de Veneza, é um órgão consultivo do Conselho da Europa sobre questões constitucionais. Criada em 1990 como um acordo entre 18 membros do Conselho da Europa, ela passou a permitir que países não europeus se tornassem membros a partir de 2002. 
A Comissão de Veneza é composta por especialistas independentes nomeados por quatro anos pelos estados-membros e reúne-se quatro vezes por ano, em Veneza (Itália), em sessão plenária, para aprovar os seus pareceres e estudos e para promover a troca de informações sobre desenvolvimentos constitucionais. O grupo atua principalmente em três áreas: assistência constitucional, Justiça constitucional e questões relativas às eleições e referendos.

Quando eu fui o "poeta-cônsul"

A separação entre a vida pública e o trabalho poético, que vimos exercida no seu máximo rigor por Saint-John Perse, acaba por ser, penso hoje, uma higiene de vida fundamental. O poeta está tão longe de poder ser o "legislador da humanidade", com que sonhava o adolescente Shelley, como se deve afastar da mistura enjoativa entre a aura poética e outras quaisquer auras, sejam elas a do cidadão exemplar, do lutador indómito, do bruxo da razão ardente ou do marginal maldito, repescado cada fim de semana pelas gazetas.

Para Wallace Stevens era certamente mais fácil não misturar a sua actividade poética com a direcção da  companhia de seguros para que trabalhava.  T.S.Eliot foi funcionário de um banco, antes de dedicar toda a sua vida profissional à edição, e disse sempre que um poeta deve ter uma profissão, porque a poesia é um trabalho intermitente e uma ligação infiel, ao contrário da prosa, que pode perfeitamente profissionalizar-se, conjugalizar-se e até mesmo burocratizar-se.

Quando estive no Brasil, onde a sociedade atribui valor simbólico à gente da cultura (ao contrário da nossa sociedade, que já só considera a gente do dinheiro), tive várias vezes oportunidade de jogar com essa mistura da minha condição de autor (nesse tempo escrevia mais) com o meu estatuto de cônsul. Embora o meu rigorismo, ligado à imagem ideal do poeta, me levasse a encarar sempre com receio tal mistura, devo reconhecer que esse duplo estatuto ajudou em muito o trabalho cultural e social que fiz no Rio de Janeiro (trabalho hoje esquecido, mas que valeu a pena e me valeu amigos) e não foi inútil portanto para a minha missão profissional (para além do extraordinário enriquecimento pessoal que me deu e dos grandes amigos que ganhei).

Várias pessoas me disseram que eu não voltara o mesmo do Brasil. Eu penso que os portugueses se descobrem a si próprios no Brasil com mais nitidez do que em qualquer outro lugar, nós que sempre démos o melhor que temos fora da nossa terra. "Para nascer Portugal, para morrer o mundo", como dizia o Padre António Vieira.

Foi o Abel Barros Baptista que, num texto de humor, me chamou uma vez "o poeta-cônsul".  



   

Tuesday, December 3, 2013

O Papa Francisco



Claro que a Igreja sempre condenou o capitalismo usurário e sem regras. A Rerum Novarum (1891) servia até para o Salazar defender aqui as corporações (que nunca chegaram a existir) e o condicionamento industrial. Mas nesse tempo a questão era limitar e tentar dar um mínimo de responsabilidade social ao capitalismo. Hoje, com a desregulamentação dos mercados financeiros e o desmantelamento avassalador dos direitos sociais (alguns que até vinham desse bolchevista do Bismarck), o capitalismo já é de outra laia e de outra lata. Daí que o que agora diz o Papa Francisco tenha que ser ouvido no contexto do capitalismo de hoje, que não tem rei nem roque (a União Europeia diz às vezes que vai regular os mercados financeiros, mas na City de Londres riem disto às gargalhadas - há até gravações dos dirigentes do Irish Bank ao telefone...). Por isso Francisco não é Leão XIII. Os tempos só não mudam para os discípulos de Hayek...

Sunday, December 1, 2013

La felicidad, ja, ja,ja, ja

Nos tempos do Marcello, o Dr. Vasco Pulido Valente era feliz, informa-nos ele no jornal, com generosa atenção, procurando saciar a nossa infinita vontade de o conhecer (já o tinha dito há uns anos, mas podíamos nós ter esquecido). E acredito que o fosse: regressado de Oxford para a choldra, já enquanto auspicioso doutorado, não teve idade para ser obrigado a fazer a escolha, que a minha geração tinha que fazer, entre a guerra colonial e o exílio. Pertencendo ademais à classe favorecida, os números confrangedores que o Dr. António Barreto bem analisou sobre as condições sócio-económicas dos portugueses na época certamente o não afectavam. E se Nizan disse, e bem, j'avais vingt ans; je ne laisserai personne dire que c'était le plus bel âge de la vie, acredito que ter trinta anos em Portugal, vivendo entre a Biblioteca Nacional e o Gambrinus, numa sociedade que mantinha os privilégios e ia deixando cair os arcaísmos, era conhecer as delícias de antes da Revolução, como as que evocava o Senhor de Talleyrand. Eu vi isso na Índia: a classe média mantém todos os seus privilégios e experimenta a modernização dos seus comportamentos, num quadro de razoável crescimento económico, porque há uma massa constante de miseráveis para equilibrar o sistema. Na Europa deixámos os miseráveis levantar a grimpa e agora vai ter que ser também a classe média a pagar o peru, muito especialmente os reformados, como o Dr. Vasco Pulido Valente. Muss es sein? Es muss sein! (Beethoven).

Saturday, November 30, 2013

De burros e homens na Europa


De burros e homens

After decades of neglect and, some argue, misunderstanding, the fate of the donkey has come to resemble that of its human counterparts in hard-pressed European hinterlands: threatened by declining population and dependent for its survival on, yes, subsidies from the European Union.

(New York Times)