Wednesday, July 31, 2013

A nova linguagem económica

The purpose of Newspeak was not only to provide a medium of expression for the world-view and mental habits proper to the devotees of IngSoc, but to make all other modes of thought impossible. It was intended that when Newspeak had been adopted once and for all and Oldspeak forgotten, a heretical thought -- that is, a thought diverging from the principles of IngSoc -- should be literally unthinkable, at least so far as thought is dependent on words. Its vocabulary was so constructed as to give exact and often very subtle expression to every meaning that a Party member could properly wish to express, while excluding all other meaning and also the possibility of arriving at them by indirect methods. This was done partly by the invention of new words, but chiefly by eliminating undesirable words and stripping such words as remained of unorthodox meanings, and so far as possible of all secondary meaning whatever.
(...)
So did the fact of having very few words to choose from. Relative to our own, the Newspeak vocabulary was tiny, and new ways of reducing it were constantly being devised. Newspeak, indeed, differed from most all other languages in that its vocabulary grew smaller instead of larger every year. Each reduction was a gain, since the smaller the area of choice, the smaller the temptation to take thought. Ultimately it was hoped to make articulate speech issue from the larynx without involving the higher brain centers at all. This aim was frankly admitted in the Newspeak word duckspeak, meaning ' to quack like a duck'. Like various other words in the B vocabulary, duckspeak was ambivalent in meaning. Provided that the opinions which were quacked out were orthodox ones, it implied nothing but praise, and when The Times referred to one of the orators of the Party as a doubleplusgood duckspeaker it was paying a warm and valued compliment.
(...)
And it was to be foreseen that with the passage of time the distinguishing characteristics of Newspeak would become more and more pronounced -- its words growing fewer and fewer, their meanings more and more rigid, and the chance of putting them to improper uses always diminishing.

George Orwell "The Principles of Newspeak", aditamento a "1984"

Um comentário

Tuesday, July 30, 2013

"Brincar aos pobrezinhos"

A insensibilidade social e o vazio cultural dos nossos ricos é uma lição de abismo.

A propósito das reformas dos impostos sobre rendimentos do capital


La « machine à concentrer la richesse »
Dans un discours prononcé à Washington le 15 mai 2013, Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, signalait que 0,5% de la population mondiale détenait plus de 35% de la richesse du globe. Aux États-Unis, on comptait au même moment que les 1% les plus riches de la population détenaient 43% du patrimoine, alors que les 50% les moins nantis en étaient réduits à se partager 2% seulement de ce même patrimoine ; la richesse d’une partie non-négligeable de cette moitié déshéritée de la population étant bien entendu négative : une portion de ces 50% en est réduite à « devoir » de l’argent à quelqu’un.
Une part du taux d’intérêt réclamé par un prêteur à un emprunteur est donc cette « prime de liquidité », conséquence de ce qu’on pourrait appeler l’effet statistique diffus de la répartition inégale du patrimoine au sein de la population. Il existe un second effet, lié à l’identité spécifique de l’emprunteur, mais dû lui aussi à l’hétérogénéité de la répartition du patrimoine au sein de la population : la « prime de crédit », réclamée par le prêteur et intégrée au taux d’intérêt exigé par lui pour refléter le risque existant que les intérêts promis ne soient jamais versés, voire, et plus sérieusement encore, que l’emprunteur fasse défaut, c’est-à-dire échoue à rembourser la somme empruntée, en tout ou en partie.
Lorsqu’est conclu un contrat à terme, portant sur une opération où la transaction intervient à un moment t(et où le versement de la somme agréée ou une portion conventionnelle de celle-ci intervient) mais où la livraison du bien ou service aura lieu avec un certain retard : au moment t + n, le rapport de force entre les parties en présence trouve son expression dans l’addition au sein du taux d’intérêt exigé, d’une part de la prime de liquidité (reflet du rapport de force existant à un niveau collectif entre prêteurs et emprunteurs sur le marché des capitaux) et d’autre part de la prime de crédit (reflet du rapport de force spécifique entre le prêteur individuel et l’emprunteur individuel en présence).
Lors d’une opération au comptant, l’élément « durée », le prix à payer pour le délai qui interviendra avant la livraison lors d’une opération à terme, est absent, et c’est le profit exigé de l’acheteur par le vendeur qui exprime le rapport de force instantané existant entre eux au moment de la transaction.
Deux contreparties sont en présence : un acheteur et un vendeur dans la vente au comptant ou à terme, et un prêteur et un emprunteur dans le prêt ; un profit apparaît dans la vente, et un flux d’intérêts est versé dans le prêt. Quoi qu’il en soit, une somme aura été dégagée, comme profit ou comme intérêts, qui viendra alimenter la « machine à concentrer la richesse » fonctionnant en arrière-plan mais de manière constante dans nos économies.
À terme, la concentration de la richesse en vient à gripper la machine économique quand le pouvoir d’achat de la population s’avère insuffisant pour que les sommes disponibles à l’investissement puissent effectivement s’investir dans la production de marchandises et de services. Quand cela devient le cas, les fonds en excès se déplacent par nécessité (pour éviter leur dépréciation du fait de l’inflation) vers la spéculation et ne contribuent plus qu’à une seule chose : au dérèglement du mécanisme de formation des prix, un prix « spéculatif » étant, comme chacun le sait, sans même devoir être économiste, un prix sans rapport avec ce qu’on appelle le « fondamental » de la chose, marchandise ou service, à savoir la somme des prix de ses constituants.
Il existe des moyens légaux et fiscaux permettant de décourager ou d’encourager au contraire la machine à concentrer la richesse. Il est possible de la décourager, par exemple, en imposant moins le travail que les gains du capital que sont le profit et les flux d’intérêts, ou au contraire l’encourager en procédant à l’inverse. Pour une raison qui défie l’entendement, la Belgique a choisi la deuxième branche de l’alternative : favoriser les gains du capital par rapport à ceux du travail, inscrivant le grippage inéluctable et du coup récurrent de la machine économique dans la constitution fiscale même de la nation.
(Paul Jorion)

Carlos Gardel - Mentira

Monday, July 29, 2013

Chaves

Passagem breve por Chaves (Isabel Seixas, desta vez não deu para a ver, fica para a próxima)

Livro a livro, dia a dia, verso a verso
se teceu de mais noite o que antes fora dia.
Mas antes de morrer olha o que foi disperso
de tudo o que amaste e que a ti te fazia.

Olha os dias de inverno quando eras tão novo
que nem o frio nem a morte se lembravam de ti.
As montanhas à roda e um grito de novo
a nascer do olhar e do amor que não vi.

O peso da memória? Não, antes leveza
de uma cidade viva só nesta glória
que chamo quem conheça a cantar na certeza
que vivemos os anos por detrás da História.



Sunday, July 28, 2013

Visto em León


Visto em León


Mais um inédito de Conan Doyle



É raro ver Holmes rir às gargalhadas. Nessa manhã, regressados a Baker Street, ele arrumava com atenção os cachimbos de madeira esculpida comprados em Bilderberg, quando a notícia que lhe  dei o fez abrir o rosto numa franca risada.

- Watson, é claro que Tony não precisa de se juntar ao grupo Peter, Paul and Mary como baterista. É o que dá não estudarem alemão nas escolas... Tony, quando receber a herança envenenada, terá à sua frente por uns anos uma carreira brilhante de crooner, palavra do tio Wolfgang! Não tem necessidade nenhuma de ir agora estragar o seu talento na banda dos três. Mas agora diga-me, Watson, este cachimbo com a imagem do Narrenschift não é maravilhoso? 

León, no Caminho de Santiago e no caminho das férias


                      (Parador Hostal de San Marcos)


Su patrimonio histórico y monumental, así como diversas celebraciones que tienen lugar a lo largo del año, entre las que destaca la Semana Santa, y su situación como paso obligado del Camino de Santiago, considerado Patrimonio de la Humanidad por la UNESCO, la convierten en una ciudad receptora de turismo nacional e internacional. Entre sus monumentos más representativos se encuentran la Catedral, el mejor ejemplo del gótico clásico de estilo francés en España, la Basílica de San Isidoro, una de las iglesias románicas más importantes de España, tumba de los reyes de León medievales y considerada como La Capilla Sixtina del Arte Románico, el Monasterio de San Marcos, primer ejemplo de la arquitectura plateresca y renacentista española, el palacio de Los Guzmanes, el palacio de los Condes de Luna, la iglesia del Mercado o del Camino la Antigua, la iglesia de Palat del Rey, la Casa de las Carnicerias y la Casa Botines, de estilo modernista y realizada por el genial arquitecto catalán Antoni Gaudí; todos ellos declarados Bien de Interés Cultural.9 Ejemplo destacado de arquitectura moderna, y uno de los museos de la ciudad, es el MUSAC, de Mansilla + Tuñón Arquitectos.10

Saturday, July 27, 2013

Mais poesia espanhola

«En este mundo traidor 
 nada es verdad ni mentira 
 todo es según el color 
 del cristal con que se mira»

(Ramón de Campoamor)

Meditação em Puy en Velay


El juego de hacer versos
-que no es un juego- es algo
parecido en principio
al placer solitario.
Con la primera muda,
en los años nostálgicos
de nuestra adolescencia,
a escribir empezamos.
Y son nuestros poemas
del todo imaginarios
-demasiado inexpertos
ni siquiera plagiamos-
porque la Poesía
es un ángel abstracto
y, como todos ellos,
predispuesto a halagarnos.
El arte es otra cosa
distinta. El resultado
de mucha vocación
y un poco de trabajo.
Aprender a pensar
en renglones contados
-y no en los sentimientos
con que nos exaltábamos-,
tratar con el idioma
como si fuera mágico
es un buen ejercicio,
que llega a emborracharnos.
Luego está el instrumento
en su punto afinado:
la mejor poesía
es el Verbo hecho tango.
Y los poemas son
un modo que adoptamos
para que nos entiendan
y que nos entendamos.
Lo que importa explicar
es la vida, los rasgos
de su filantropía,
las noches de sus sábados.
La manera que tiene
sobre todo en verano
de ser un paraíso.
Aunque, de cuando en cuando,
si alguna de esas noches
que las carga el diablo
uno piensa en la historia
de estos últimos años,
si piensa en esta vida
que nos hace pedazos
de madera podrida,
perdida en un naufragio,
la conciencia le pesa
-por estar intentando
persuadirse en secreto
de que aún es honrado-.
El juego de hacer versos,
que no es un juego, es algo
que acaba pareciéndose
al vicio solitario.
JAIME GIL DE BIEDMA "Moralidades"

Férias!




Saint Michel d'Aiguilhe 
La chapelle10 est un bijou d'architecture. On y accède au bout d’un cheminement d’accès comportant 268 marches (une dizaine de minutes environ).
Lieu sacré dès la plus haute époque, les vestiges d'un dolmen semblent avoir été utilisés pour les fondations. Plus tard, les Romains y rendirent un culte à Mercure.
Au xe siècle Gothescalk, l'évêque du Puy, fit ériger la chapelle dédiée à Saint-Michel au retour d'un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, pour accomplir un vœu. Inaugurée en 972, elle consistait, à l’origine, en une chapelle quadrangulaire dotée de troisabsidioles. Au milieu du XIe siècle, l’édifice fut agrandi par l’ajout à l’ouest d’un clocher, inspiré de celui de la cathédrale du Puy, et d’unenef. Plus tard enfin, à la fin du XIe siècle, l’absidiole sud fut démolie pour, d’une part, faire place à une construction à l’usage du prêtre desservant, et d’autre part, réunir, en un édifice d’un seul tenant, la chapelle quadrangulaire primitive et la nef nouvellement ajoutée.
L’église possède à l’est un portail orné d'un arc polylobé d'influence mozarabe. La façade faite d'une mosaïque de pierres noire, grise, rouge et blanche date du xixe siècle pour le bas et du xiie pour le haut. On peut y admirer saint Jean, la Vierge Marie, le Christ, L'archange saint Michel et saint Pierre sculptés dans la pierre au-dessus du portail trilobé.
Le porche situé derrière ce portail, et couvrant sept marches supplémentaires, conduit à une façon de déambulatoire semi-elliptique, qui, s’appuyant sur des colonnes monolithiques, entoure un petit vaisseau central voûté en berceau. Quant à l’oratoire carré primitif, il se présente, à droite du porche, comme un étroit réduit carré surmonté d’une voûte en arc de cloître et orné de fresques du xe siècle, restaurées en 2004, dont un Christ en majesté au haut de la voûte et une série de figures auréolées en contrebas. Derrière une grille, on peut admirer aussi un trésor découvert lors des travaux de restauration en 1955, comprenant un christ reliquaire, un coffret en ivoire byzantin du xiie siècle et un autre reliquaire du xiiie. Les vitraux ont été remplacés lors de ces mêmes travaux.
La chapelle est entourée d'un chemin de ronde qui permet une jolie vue sur la ville du Puy avec sa cathédrale Notre-Dame et sur le vieux pont à redents franchissant la Borne.

Thursday, July 25, 2013

Un ami m'a dit


Une étude de Royal Bank of Scotland (RBS) vient de donner la mesure du désendettement à venir des banques de la zone euro et de ses conséquences. Selon celle-ci, elles devraient encore réduire leurs bilans de 2.700 milliards d’euros, après l’avoir dernièrement fait de 2.400 milliards selon la BCE. Le total des actifs des banques de la zone étant de 33.000 milliards d’euros, soit trois fois et demi le PIB de la zone, l’objectif serait de modestement le ramener à un facteur trois (aux États-Unis, il est de un). Le système bancaire européen a atteint une taille telle qu’il ne peut plus être renfloué par les États, ce qui explique le mystère entourant son état réel et donne une autre dimension à une crise européenne déjà caractérisée par le mélange détonnant de la dette privée et publique. L’Europe est la grande malade du capitalisme financier. Ce ne sont pas tant les États qui y vivent au dessus de leurs moyens que les banques qui dépassent les leurs !
Excluant des renforcements de leurs fonds propres qui diminueraient encore un rendement fortement à la baisse – les investisseurs ne se précipitant pas devant le risque d’être mis à contribution lors d’un éventuel sauvetage – les banques font le choix de diminuer la taille de leur bilan pour respecter les ratios de Bâle III. D’autant qu’il va falloir donner un semblant de vraisemblance à l’examen de la valorisation de leurs actifs qui s’engage, ce qui impliquera de reconnaître partiellement des pertes auparavant masquées. Optimiser la taille du bilan, c’est aussi durcir les conditions de crédit afin de restreindre sa distribution, tel que la BCE vient une nouvelle fois de le constater à la faveur de sa dernière enquête auprès des banques, accentuant la fragmentation financière au sein de la zone euro entre pays périphériques et centraux.
Le système bancaire apporte sa contribution à la détérioration de la situation économique européenne afin de respecter à sa manière ses obligations réglementaires. Au Royaume-Uni, cela conduit le ministre du commerce, Vincent Cable, à s’emporter contre les « talibans du capital au sein de la Banque d’Angleterre [qui] sont en train d’imposer des restrictions, alors que nous sommes à une étape délicate de la reprise ». Le choix serait, si on le suit bien, entre renforcer le système financier et abandonner la relance, ou favoriser celle-ci mais advienne que pourra !
Ils ne sont pas sérieux : les miasmes de la crise financière n’ont pas fini de faire sentir leurs effets et l’on voudrait parler de relance !

(François Leclerc, no blog de Paul Jorion)

Diplomacia

A constante invocação, por parte dos que reduzem a diplomacia a uma agência de exportações, à experiência do Foreign Office, fez-me lembrar quando, há dez anos atrás, procurei o meu colega embaixador do Reino Unido na capital onde representava o meu país, para estudar o sistema britânico de diplomacia económica.

Fiquei elucidado: efectivamente o nível de responsabilização pelo desempenho e de preparação profissional dos diplomatas britânicos para a promoção económica externa do seu país é exemplar.

Mas aprendi também que os britânicos não deixaram cair, ao contrário da nossa afoita juventude, as outras dimensões da diplomacia, as relações políticas, o conhecimento dos meandros das tomadas de decisão no país em que se está acreditado, a promoção cultural (imaginem!), a diplomacia pública. Saí da conversa com o meu querido amigo John (hoje consultor de empresas em Londres) com uma visão talvez mais alargada do que a prevalecente nos meios mais vanguardistas da nossa simpática direita.

Comi uns excelentes croquetes nesse dia com o meu amigo John...    

Ainda "Os Maias"


O conde sorria com bonomia e superioridade a estes exageros de fantasista. E Carlos, ansioso por ser amável, atalhou, acendendo o charuto no dele:
- Que pasta preferiria você, Gouvarinho, se os seus amigos subissem? A dos Estrangeiros, está claro...
O conde fez um largo gesto de abnegação. Era pouco natural que os seus amigos necessitassem da sua experiência política. Ele tornara-se sobretudo um homem de estudo e de teoria. Além disso não sabia bem se as ocupações da sua casa, a sua saúde, os seus hábitos lhe permitiriam tomar o fardo do governo. Em todo o caso, decerto, a pasta dos Estrangeiros não o tentava...
- Essa, nunca! prosseguiu ele, muito compenetrado. Para se poder falar de alto na Europa, como ministro dos Estrangeiros, é necessário ter por traz um exercito de duzentos mil homens e uma esquadra com torpedos. Nós, infelizmente, somos fracos... E eu, para papéis subalternos, para que venha um Bismarck, um Gladstone, dizer-me «há de ser assim», não estou!... Pois não acha, Steinbroken?
O ministro tossiu, balbuciou:
- Certainement... C'est très grave... C'est excessivement grave...

(Eça de Queirós, Os Maias)

Galiza no coração


Chove en Santiago
meu doce amor
camelia branca do ar
brila entebrecida ao sol.

Chove en Santiago
na noite escura
herbas de prata e sono
cobren a valeira lúa.

Olla a choiva pola rúa
laio de pedra e cristal.
Olla no vento esvaido
soma de cinza do teu mar.

Soma e cinza do teu mar
Santiago,lonxe do sol
agoa da mañan anterga
trema no meu corazón.

(Federico Garcia Lorca)

Wednesday, July 24, 2013

E o que por fim os políticos pensam dos diplomatas


Plutôt que de châtier les gens dont il avait à se plaindre, Napoléon préfèrait leur faire des sorties violentes qui les laissaient pantelants mais impunis. Le plus terrible et le plus célèbre de ces lavages de têtes eut lieu le 28 janvier 1809 aux Tuileries et la victime en fut Talleyrand. Voici quelques injures que lui lança Napoléon:
"Voleur! Vous êtes un voleur! Vous êtes un lâche, un homme sans foi: vous ne croyez pas en Dieu... Vous avez trompé, trahi tout le monde... Pourquoi ne vous ai-je pas fait pendre aux grilles du Carrousel? Mais il en est bien temps encore... Ah! Tenez, vous êtes de la merde dans un bas de soie!"
Enfin, exaspéré par l'impassibilité absolue de Talleyrand, il lui lança: "Vous ne m'aviez pas dit que le duc de San Carlos était l'amant de votre femme!"
Nullement démonté, Talleyrand répondit respectueusement: "En effet, Sire, je n'avais pas pensé que ce rapport pût intéresser la gloire de Votre Majesté et la mienne."
Déconcerté et outré, Napoléon sortit en claquant la porte. Avant de sortie à son tour, Talleyrand jeta négligemment aux témoins de cette scène inouïe: "Quel dommage, Messieurs, qu'un si grand homme soit si mal élevé!"

Políticos e diplomatas


A young lady once spent an evening at dinner with a world-famous politician. The following evening she dined with an international diplomat. Later she was asked what impressions these two celebrated men made on her. She said, "After several hours with the politician, I thought he was the most interesting man in the whole world. But after my evening with the diplomat, I thought I was the most interesting woman in the world."

Sunday, July 21, 2013

Agustina Bessa-Luís

"A alma é um vício"    (Agustina Bessa-Luís)


De acordo com as informações recolhidas pelo PÚBLICO, o Presidente terá de optar por uma solução que permita atenuar o clima de falhanço negocial quer entre os partidos quer destes em relação a si mesmo. Para isso tem que encontrar um espaço constitucional mas também oficialmente enquadrável do ponto de vista das regras democráticas e do formalismo protocolar de Estado.
Ora, há ainda um espaço que não foi oficialmente aberto e que pode ser a porta de saída da crise, que é a inexistência de qualquer proposta formal, de qualquer documento que tenha dado entrada nos serviços da Presidência e que consubstancie uma proposta de remodelação. Ou seja, quando a 5 de Julho, Passos Coelho foi a Belém apresentou verbalmente a Cavaco Silva o acordo com o CDS, mas não deixou em Belém nenhum documento oficial.
Esta solução daria assim a possibilidade a Cavaco de dar o passo em frente sem que fosse criada mais turbulência institucional. Permitiria também que o primeiro-ministro e a coligação PSD-CDS fossem relegitimados e ganhassem estabilidade para tentarem cumprir a legislatura. A ideia que existe é de que é necessário encontrar uma saída que dê a imagem para o país de que o Governo está na plena posse das suas competências, funções e poderes.
Por outro lado, o Presidente teria de receber essa proposta formal de remodelação com algum corpo e alguma substância política. Ou seja, que fosse encontrada uma forma de a maioria reafirmar as suas prioridades e compromissos políticos até ao fim da legislatura. Mas também que assegurasse igualmente que não haverá mais sobressaltos, nem mais crises no seio da coligação, nem mais "estados de alma"

(PUBLICO on-line, hoje dia 21 de julho)

Machado de Assis



A frase completa é : "Ao vencido, ódio e compaixão; ao vencedor as batatas" (em Quincas Borba)

Saturday, July 20, 2013

Salvação da alma

Dixi et salvavi animam meam

(Karl Marx, Crítica do Programa de Gotha, final)


Friday, July 19, 2013

Camilo Castelo Branco


"L'amour n'a pas de moyen terme: ou il perd, ou il sauve" (Victor Hugo, Les Misérables)

Thursday, July 18, 2013

O que gostaríamos de dizer ao tio Wolfgang

Optimismo

"Mourir n'est pas une solution, m'affirma-t-il.  Et vivre?  demandai-je.  Vivre non plus, répondit-il, mais qui dit qu'il existe une solution?"

(Elie Wiesel)

Tuesday, July 16, 2013

Sunday, July 14, 2013

Como os franceses aprendiam geografia nos anos 60!


Beijos


Retenons également, de ces dernières années, un autre baiser, qui relève, cette fois, de la politique : c'est celui que s'échangent, lors de chaque sommet européen, Angela Merkel et François Hollande. D'où vient cette pratique ? On pourrait tout d'abord penser aux baisers gluants - et sur la bouche - que se donnaient naguère les dirigeants du pacte de Varsovie. Mais l'origine la plus probable est la montée du baiser chez les membres des partis de gauche modérée depuis quelques décennies.
Cette familiarité contredit les rituels de la République française naissante : on sait que le président Grévy, à la fin du XIXe siècle, détestait la familiarité, et la distance était imposée lors de ses réceptions. Et l'on imagine mal François Hollande embrassant la reine d'Angleterre ou, pis, l'empereur du Japon, devant lequel la révérence, ou du moins son esquisse, est obligatoire. N'oublions pas que lebaiser, témoignage de l'amitié masculine, se donnait au XIXe siècle dans la petite et la moyenne bourgeoisie. Ce baiser amical entre hommes constitue d'ailleurs l'objet d'une des meilleures pièces d'Eugène Labiche, Embrassons-nous, Folleville !.
(Alain Corbin, no Monde de 14-15 de julho)

Et un autre ami m'a écrit


Ecrivain et membre du Centre de recherches sur les arts et le langage, Christian Salmon avait importé, en 2007, la notion américaine de "storytelling", ou l'art de substituer le récit à l'action politique. Avec La Cérémonie cannibale, il estime, désormais, que la communication politique ne vise plus seulement à formater le langage, mais à transformer l'homme d'Etat en objet de consommation.
Votre dernier livre s'intitule "La Cérémonie cannibale". Que signifie cette expression ?
Elle désigne la nouvelle scène du politique. Le drame qui s'y joue n'est rien d'autre que la dévoration de l'homme politique tel que nous le connaissions depuis deux cents ans. Sous l'effet conjugué des politiques néolibérales et de la révolution de la communication, la scène politique s'est déplacée des lieux traditionnels de l'exercice du pouvoir vers ces lieux de performance que sont les médias en continu, Internet et les réseaux sociaux. Le temps long de la délibération démocratique a cédé la place au temps réel des chaînes d'info en continu. L'homme d'Etat se présente désormais moins comme une figure d'autorité que comme un objet de consommation, un personnage de série télévisée soumis à une obligation de performance.
En quoi consiste cette performance ?
C'est une performance complexe qui ne consiste pas seulement à raconter une histoire, mais à maîtriser l'agenda des médias, à cadrer le débat public par le jeu des métaphores et des éléments de langage, et surtout à "créer le réseau" c'est à dire un espace qui permet de diffuser les messages et de les rendre contagieux pour enflammer l'Audimat. (...)

Le Monde, 14-15 de julho

Un ami m'a dit


La toute dernière mission grecque de la Troïka montrant qu’elle n’a qu’une seule réponse à ce genre de situation – la poursuite et l’approfondissement des mesures d’austérité et des réformes structurelles – le sort qui attend les portugais semble réglé. Ce qui ne l’est pas, c’est la contrepartie encore à trouver afin de poursuivre un soutien financier faute duquel le pays s’écroulera. Dans le cas de l’Irlande, on a parlé d’une ligne de crédit permanente sur laquelle il pourrait être tiré sous condition. Dans celui de la Grèce, une nouvelle restructuration de la dette est sur toutes les lèvres mais cette perspective n’est envisagée que pour dire qu’elle n’est pas concevable (sauf par le FMI). Tout au plus pourrait-on accorder des facilités de remboursement aux prêts déjà effectués, en modifiant le calendrier des versements. Ce qui pourrait être aussi accordé au Portugal, mais ne réglerait également rien car esquivant l’essentiel : l’insolvabilité de ces deux pays au regard du montant de leur dette.
Quelle seraient les conséquences d’une restructuration avec décote ? D’après la Deutsche Bank, la dette publique portugaise serait actuellement d’environ 200 milliards d’euros, avec comme créanciers la Troïka (86 milliards, soit 43%), les banques et assurances du pays (70 milliards, soit 35%) et des investisseurs étrangers (44 milliards, soit 22%). Les États européens et le FMI subiraient donc le plus les conséquences d’une décote, suivis des banques et assurances du pays. Dans le premier cas, cela sonnerait le glas des interventions du FMI (ce qui semble avoir déjà été décidé par anticipation) et infligerait de sérieuses pertes aux créanciers publics européens, et dans le second cela obligerait à renflouer les banques du pays. C’est pourquoi toute restructuration de cette nature est refusée, impliquant des pertes politiquement elles aussi insoutenables.
Pour parachever le tableau, les banques seraient également atteintes, espagnoles d’abord, françaises et allemandes également, les premières n’ayant pas vraiment besoin de cela ! Devant ce scénario, qui est pourtant le seul possible, il va donc être temporisé, accentuant encore la situation désastreuse du Portugal, désormais sur les brisées de la Grèce et partageant son destin. Pour un bon élève hier encensé, quelle dégringolade qui en dit long sur la qualité du système d’évaluation et la persévérance à se voiler la face !
(François Leclerc, no blog de Paul Jorion)

Friday, July 12, 2013

Já temos o Le Pen!


José Miguel Júdice diz que "era preciso um golpe de Estado ou uma revolução que mudasse o sistema político português.
Em entrevista ao Jornal de Negócios, o advogado José Miguel Júdice afirma que era preciso um golpe de estado ou uma revolução que mudasse o sistema político. "Precisávamos de acabar com estes partidos, era preciso haver um golpe de estado ou uma revolução que mudasse o sistema político português. Era preciso uma ruptura." Para Júdice a "única solução é optarmos pelo presidencialismo". E para isso, diz, era preciso ir buscar "uma grande figura humanista", entre o PSD e o PS, "respeitada pelas elites", uma pessoa que "dê algum sossego aos conservadores e algum sonho áqueles mais favoráveis à mudança".
Para José Miguel Júdice, a crise política atual "é um caso típico de dois adolescentes tardios. Duas pessoas (Passos Coelho e Paulo Portas) que têm enormes qualidades, mas que nunca fizeram a sua maturação".
Sobre o contexto em que o país se encontra, Júdice considera que "o grande problema do Estado Social é que durante 30 anos foi possível, na Europa, dar tudo a todos. Dar tudo à classe média-baixa, dar tudo aos milionários, às empresas, aos que estão a envelhecer e aos que estão a nascer e não houve ninguém no mundo que não dissesse: Óptimo!" A fatura, diz, paga-se agora.
Frases
"O Passos Coelho e o Seguro são a mesma pessoa. São amigos, tratam-se por tu. Depois atacam-se em público como se fossem os maiores inimigos. Os políticos insultam-se todos os dias e fazem as pazes todos os dias".

Thursday, July 11, 2013

O regresso do filho pródigo




                                            Rembrandt

Jogar com virtude



                           Georges de la Tour

Novas cartas portuguesas

"Os próximos nove meses na economia portuguesa são críticos para a fase que se segue ao programa de resgate do país".

"Vai ser nestes nove meses que vamos ter a possibilidade de afirmar a credibilidade dos nossos compromissos e voltar à situação normal.
Essa credibilidade é possível e decorre da capacidade do país confirmar junto dos mercados que nos comprometemos com uma curva descendente da dívida pública.  Algumas trajetórias da despesa nominal divulgadas pelo banco central no seu portal atestam essa possibilidade".

"Essa credibilidade tem que ficar imune à alternância política nas próximas legislaturas e só num cenário destes, o país conseguirá a boa vontade das contrapartes.  Saibamos nós jogar o jogo europeu com responsabilidade, saibamos nós jogar o binómio da responsabilidade-credibilidade, saibamos nós jogar o jogo com virtude, porque quando se joga com virtude alguém porá sempre uma bênção".

Carlos Costa, governador do Banco de Portugal, anteontem

Clarificação


João amava Teresa que amava Raimundo
que amava Maria que amava Joaquim que amava Lili
que não amava ninguém.
João foi para os Estados Unidos, Teresa para o convento,
Raimundo morreu de desastre, Maria ficou para tia,
Joaquim suicidou-se e Lili casou com J. Pinto Fernandes
que não tinha entrado na história.
Carlos Drummond de Andrade

Leaving on a jet plane- peter, paul and mary

O 10 de Julho


Wednesday, July 10, 2013

Ainda "Os Maias" de Eça de Queirós

Mas, vendo que o Cohen dava um sorriso enfastiado e superior a estas controversias de litteraturas, calou-se; occupou-se só d'elle, quiz saber que tal elle achava aquelle S.t Emilion; e, quando o viu confortavelmente servido de sole normande, lançou com grande alarde de interesse esta pergunta:

—Então, Cohen, diga-nos você, conte-nos cá... O emprestimo faz-se ou não se faz?

E acirrou a curiosidade, dizendo para os lados, que [220]aquella questão do emprestimo era grave. Uma operação tremenda, um verdadeiro episodio historico!...

O Cohen collocou uma pitada de sal á beira do prato, e respondeu, com auctoridade, que o emprestimo tinha de se realisar absolutamente. Os emprestimos em Portugal constituiam hoje uma das fontes de receita, tão regular, tão indispensavel, tão sabida como o imposto. A unica occupação mesmo dos ministerios era esta—cobrar o imposto e fazer o emprestimo. E assim se havia de continuar...

Carlos não entendia de finanças: mas parecia-lhe que, d'esse modo, o paiz ia alegremente e lindamente para a banca-rota.

—N'um galopesinho muito seguro e muito a direito, disse o Cohen, sorrindo. Ah, sobre isso, ninguem tem illusões, meu caro senhor. Nem os proprios ministros da fazenda!... A banca-rota é inevitavel: é como quem faz uma somma...

Ega mostrou-se impressionado. Olha que brincadeira, hein! E todos escutavam o Cohen. Ega, depois de lhe encher o calice de novo, fincara os cotovellos na meza para lhe beber melhor as palavras.

—A banca-rota é tão certa, as cousas estão tão dispostas para ella—continuava o Cohen—que seria mesmo facil a qualquer, em dois ou tres annos, fazer fallir o paiz...

Ega gritou sofregamente pela receita. Simplesmente isto: manter uma agitação revolucionaria constante; nas vesperas de se lançarem os emprestimos haver duzentos maganões decididos que cahissem á [221]pancada na municipal e quebrassem os candieiros com vivas á Republica; telegraphar isto em letras bem gordas para os jornaes de Paris, Londres e do Rio de Janeiro; assustar os mercados, assustar o brazileiro, e a banca-rota estalava. Sómente, como elle disse, isto não convinha a ninguem.

Então Ega protestou com vehemencia. Como não convinha a ninguem? Ora essa! Era justamente o que convinha a todos! Á banca-rota seguia-se uma revolução, evidentemente. Um paiz que vive da inscripção, em não lh'a pagando, agarra no cacete; e procedendo por principio, ou procedendo apenas por vingança—o primeiro cuidado que tem é varrer a monarchia que lhe representa o calote, e com ella o crasso pessoal do constitucionalismo. E passada a crise, Portugal livre da velha divida, da velha gente, d'essa collecção grotesca de bestas...

A voz do Ega sibillava... Mas, vendo assim tratados de grotescos, de bestas, os homens d'ordem que fazem prosperar os Bancos, Cohen pousou a mão no braço do seu amigo e chamou-o ao bom-senso. Evidentemente, elle era o primeiro a dizel-o, em toda essa gente que figurava desde 46 havia mediocres e patetas,—mas tambem homens de grande valor!

—Ha talento, ha saber, dizia elle com um tom de experiencia. Você deve reconhecel-o, Ega... Você é muito exagerado! Não senhor, ha talento, ha saber.

E, lembrando-se que algumas d'essas bestas eram amigos do Cohen, Ega reconheceu-lhes talento e saber. O Alencar porém cofiava sombriamente o bigode.[222]Ultimamente pendia para idéas radicaes, para a democracia humanitaria de 1848: por instincto, vendo o romantismo desacreditado nas letras, refugiava-se no romantismo politico, como n'um asylo paralello: queria uma republica governada por genios, a fraternisação dos povos, os Estados Unidos da Europa... Além d'isso, tinha longas queixas d'esses politiquotes, agora gente de Poder, outr'ora seus camaradas de redacção, de café e de batota...

—Isso, disse elle, lá a respeito de talento e de saber, historias... Eu conheço-os bem, meu Cohen...

O Cohen acudiu:

—Não senhor, Alencar, não senhor! Você tambem é dos taes... Até lhe fica mal dizer isso... É exageração. Não senhor, ha talento, ha saber.

E o Alencar, peranta esta intimação do Cohen, o respeitado director do Banco Nacional, o marido da divina Rachel, o dono d'essa hospitaleira casa da rua do Ferregial onde se jantava tão bem, recalcou o despeito—admittiu que não deixava de haver talento e saber.

Então, tendo assim, pela influencia do seu Banco, dos bellos olhos da sua mulher e da excellencia do seu cosinheiro, chamado estes espiritos rebeldes ao respeito dos Parlamentares e á veneração da Ordem, Cohen condescendeu em dizer, no tom mais suave da sua voz, que o paiz necessitava reformas...

(O Author não aceita a reforma orthographica republicana de 1911)

Monday, July 8, 2013

De "Os Maias" de Eça de Queirós



 E como Ega se curvava, vencido, cheio só de respeito—o outro, faiscando todo de finura e cynismo, atirou-lhe uma palmada ao hombro:

—Meu caro, a politica hoje é uma coisa muito differente! Nós fizemos como vocês os litteratos. Antigamente a litteratura era a imaginação, a phantasia, o ideal... Hoje é a realidade, a experiencia, o facto positivo, o documento. Pois cá a politica em Portugal tambem se lançou na corrente realista. No tempo da Regeneração e dos Historicos a politica era o progresso, a viação, a liberdade, o palavrorio... Nós mudamos tudo isso. Hoje é o facto positivo,—o dinheiro, o dinheiro! o bago! a massa! A rica massinha da nossa alma, menino! O divino dinheiro!

E de repente emmudeceu, sentindo na sala um silencio—onde o seu grito de «dinheiro! dinheiro!» parecera ficar vibrando, no ar quente do gaz, com a prolongação de um toque de rebate acordando as cubiças, chamando ao longe e ao largo todos os habeis para o saque da Patria inerte!...

(O Author não aceita a orthographia republicana de 1911)

O suave milagre

El País noticia que decorrem negociações entre Bruxelas e Lisboa para preparar um apoio no caso se falhar o regresso aos mercados.

A Comissão Europeia está a preparar uma segunda ronda de ajuda a Portugal, sob a forma de "linha de crédito de prevenção" do fundo de resgate europeu (Mecanismo Europeu de Estabilidade - MEE), informa hoje o El País.

O jornal espanhol, que cita duas fontes da União Europeia, fala numa espécie de "resgate suave" que poderá ser decidido nos próximos meses e garante que já estão em curso conversações com o Governo português por forma antecipar a dificuldade de Lisboa regressar com sucessos aos mercados em 2014.

(Diário Económico de hoje)
 

Peter, Paul and Mary

Sunday, July 7, 2013

Talleyrand



"Je n'ai jamais donné de conseil pervers à un gouvernement ou à un prince; mais je ne m'écroule pas avec eux"

(Talleyrand, que se chamava Charles-Maurice e não Victor)

Saturday, July 6, 2013

Marcha Nupcial do Lohengrin - Wagner

Um inédito de Conan Doyle (fim)

(...)

Nevava em Bilderberg. Tive saudades de um mundo razoável e ordenado, de Baker Street, com todo o seu nevoeiro e a sua fuligem. Virei-me para Holmes e disse-lhe:

- Holmes, reconheço que só a sua teoria pode explicar que o tio Wolfgang tenha nomeado Victor, o assassino, gerente das suas fábricas de Bratwurst na Baixa Saxónia, enquanto Peter e Paul foram obrigados a formar com Mary um conjunto musical (Peter, Paul and Mary, nota do editor) e assim a envenenada herança irá irrevogavelmente parar ao pobre Tony, que ainda não sabe bem o que o espera! Tudo isso faz sentido. Mas diga-me, não lhe ocorre um pensamento de piedade e compaixão para com aquela pobre gente?

Holmes encolheu os ombros, perante a minha pergunta.

- Watson, eu sigo a máxima de Espinoza: nem me lamento nem me regozijo, apenas quero compreender. E agora, se me permite, vou para o meu quarto e para o meu violino. Tenho uma partitura de Wagner à espera.

Fiquei algum tempo em silêncio, no salão daquele hotel de Bilderberg, olhando a neve a cair. Apercebi-me então que uma brasa tinha saltado da lareira e o tapete começara a arder. Por um momento  imaginei perversamente a reacção de Holmes quando visse o incêndio a entrar no seu quarto : continuaria a não se lamentar nem se regozijar, apenas a tentar compreender? Depois apaguei cuidadosamente todas as brasas, enquanto do violino de Holmes surgiam os acordes triunfais da Marcha Nupcial do Lohengrin.

Decidi então que nunca escreveria esta história.

                                             FIM




Changer de lit, changer de corps

Friday, July 5, 2013

Horácio




Horácio, Epístolas (20 a.C. e 14 a.C.)



Thursday, July 4, 2013

Apenas uma metáfora


Peter Paul and Mary


Não faltará alguém nesta narrativa?

"O ‘briefing' é mais ou menos este: Paulo Portas zanga-se com o parceiro de coligação e anuncia que vai sair do Governo. Passos Coelho faz birra, recusa o pedido e garante que, mesmo sozinho, fica em São Bento. Dois ministros do CDS seguem as pisadas do líder, pedem demissão e o país fica suspenso por uma comunicação de Portas que, afinal, não acontece. Ao mesmo tempo, a comissão executiva dos centristas reúne-se no quartel-general para avaliar os estragos das últimas horas e descobrir uma saída de emergência airosa e responsável. Decidem que afinal, a coligação se pode renegociar, que será o mesmo Portas a fazê-lo com Passos e que, afinal, os seus ministros se mantêm ministros como antes. Enquanto isso, no mundo que continua a acontecer do lado de fora, os juros da dívida disparam como foguetes, as cotações das empresas caem para níveis rasteiros, as cotadas perdem milhões e os investidores pensam duas vezes antes de investir os seus em Portugal"

(Diário Económico de hoje)

Eu ajudo: o primeiro nome começa por V...

Wednesday, July 3, 2013

Fado falado

Sherlock Holmes em Bilderberg


Em Bilderberg, Holmes reflectiu longamente, fumou o seu cachimbo e suspirou.

Depois disse em voz pausada e como se tudo fosse evidente:

- Não, Watson, o assassino não foi Tony, nem foi Paul. Está tudo aqui numa carta, que é preciso ler. O assassino foi Victor.

- Victor, Holmes? O melhor amigo do tio Wolfgang? - retorqui, vivamente.

- Leia primeiro a carta, Watson e siga depois a minha dedução...

(inédito de Conan Doyle)